Bonjour !Hello!Hallo !

Bonjour !Hello!Hallo !
Bonjour et bienvenu sur mon deuxième blog, "Les fruits damnés" !

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Certain(e)s me connaissent déjà par mon autre fiction portant sur Naruto.
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___________Mais d'autres me rencontrent ici pour la première fois !
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_________Si c'est le cas, enchantée, je suis Anaïs, surnommée Ana-chan sur mes deux blogs !
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Me revoici pour une seconde fiction qui, je le promets, différera complètement de la première !
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____Dans le récit, j'incarnerai le personnage principal en parlant en "Je, moi, etc..."
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_____Précisons cependant qu'il ne s'agit pas d'une autobiographie portant sur ma vie privée !
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_________Enlevez-vous cette idée de la tête, merci d'avance.
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____________________________________Encore une chose
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______________L'article qui suivra sera un prologue, non le chapitre un.
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__________Contrairement à certaines fictions où la lecture du prologue est facultative, ici ce n'est pas le cas.
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_______J'insiste, vous DEVEZ lire le prologue sinon vous ne comprendrez pas du tout l'univers de l'histoire.
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______N'oubliez pas vos impressions, ça fait toujours plaisir
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_________A présent, voici quelques petites phrases de ma création
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__________________Histoire de vous allécher avec ma fiction . . .

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Le futur...
×
Un mot qui peut être qualifié par beaucoup d'adjectifs...

Mais parmi eux, un seul me vient à l'esprit;

Sinistre.

Le problème avec ce mot,

C'est qu'il est toujours accompagné de son ami...

Sombre.

Tout comme mon passé et mes origines...

Je cherche...

Les pièces manquantes du puzzle qui me constituent...

Montrez-moi un seul objet

Ou être humain qui ait de la valeur

Dans le monde dans lequel je vis...

Peine perdue, n'est-ce pas ?

Plus rien n'a d'importance à notre époque...

Notre seule préoccupation :
×
Survivre.
# Posté le jeudi 03 juillet 2008 09:10
Modifié le mercredi 03 septembre 2008 14:38

Prologue

Prologue
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Au 26e siècle, la Terre, du moins ce qu'il en reste aujourd'hui, ne cesse d'être frappée par les guerres et les batailles de cinq clans différents. La cause de tout ce tapage ? A dire vrai, il y en a plusieurs. Des conditions qui n'ont pas changé depuis la création du Monde et qui ne changeront sûrement jamais : la soif de pouvoir, le plaisir, la conquête d'autres terres, la faim, la rébellion, le désaccord, la politique et bien plus encore. Mais comme si ça ne suffisait pas, la population ne cesse de diminuer, perdant, années après années, leur raison, leur bonne volonté, leur courage et leur force ; la guerre, la maladie et la faim, les tuant doucement comme un poison. Je suppose que vous voudriez connaître les noms de ces meurtriers, n'est-ce pas ? Le problème, c'est que si je vous les révéliez, vous ne comprendriez pas. Pour cela, je dois vous raconter ce qui s'est passé en 2406...

A l'époque, une entreprise se chargeant du nucléaire du nom de la Salfey Corporation dominait la Terre en procurant du travail aux hommes, femmes et même enfants demandeurs. Les ouvriers ne gagnaient pas grand chose, mais le poste à la centrale étant le seul restant et disponible, ça leur garantissait de ramener de la nourriture à la maison, d'acheter des médicaments et des vêtements. C'était peut-être l'époque la plus heureuse après l'âge d'or... En ce temps là, nous étions tous pareils, tous humains, je veux dire, et peut-être était-ce une raison de plus pour laquelle nous nous entraidions dans les coups durs. Cependant, les travailleurs comme leur famille soupçonnaient l'entreprise de concocter un mauvais coup, certains rapportant la rumeur qu'ils les avaient vus pratiquer des expériences douteuses et douloureuses sur des cobayes humains. Mais personne n'eut le courage d'aller vérifier les hypothèses, et les commérages continuèrent de proliférer sans fondements.

En 2557, de nombreux cobayes ainsi que leur descendance s'enfuirent, profitant de l'inattention d'un gardien de nuit endormi. L'alarme fut immédiatement donnée. Le fils de l'ancien patron de la Salfey Corporation lança le maximum d'hommes qu'il put trouver aux trousses des cobayes. Mais voyant les recherches ne pas aboutir et sachant pertinemment ce qu'il arriverait si on venait à découvrir ces sujets d'expérience, il actionna, dans un geste de folie pure, le bouton d'auto-destruction de la centrale, ne se souciant guère des ouvriers qui travaillaient encore à l'intérieur !

L'entreprise explosa dans un énorme champignon atomique, proliférant ses cendres nucléaires à des milliers et des milliers de kilomètres à la ronde... Ainsi, le directeur de la Salfey Corporation mourut, entraînant avec lui tous ses ouvriers et une grande partie de ses associés et espérant entraîner dans sa mort, les cobayes en poursuite.

Le temps passa. Les survivants de ce qu'ils appelèrent plus tard " L'explosion de 2557" rétablirent l'équilibrent et on ne parla plus jamais des cobayes, ceux-ci s'étant volatilisés dans la nature. Pourtant, au fil des années, certains humains se mutèrent, se voyant pousser des ailes ou apte a rester indéfiniment sous l'eau ou regardant, impuissants, leur bras et leurs jambes se transformer en métal ou encore, se découvrant une passion folle pour le Moyen-âge. Immédiatement, un grand conseil fut établi dans le but de trouver une solution à tous ces changements. Malheureusement, ce conseil pourtant pacifique termina très mal. Chaque humain mâle représentant le changement d'apparence de toute une partie de la population créa un clan.

Ainsi naquit le clan nommé "Aery" composé d'hommes et de femmes devenus ailés et manipulant la lumière.
Ainsi naquit le clan nommé "Sylphy", êtres étranges capable de rester sous l'eau indéfiniment car dotés de branchies et de nageoires.
Ainsi naquit le clan nommé "Teck-Bot" dont la population est composée de robots ou de cyborgs.
Ainsi naquit le clan nommé "Ona" composé d'humains simples mais décidant de vivre comme au Moyen-âge.
Et ainsi naquit le clan nommé "Terata" composé également d'humains simples mais vivant avec les technologies modernes.

A la fin du conseil, chaque clan s'attribua un territoire. Les Aery eurent le ciel, les Sylphy, la mer, les Teck-Bot, les grandes villes désaffectées, les Ona, les vieux châteaux ne menaçant pas de s'écrouler et les Terata eurent la ville déserte où eue lieu "L'explosion de 2557"...

Depuis ce jour, chaque clan est voué à se méfier de l'autre, se querellant parfois pour de la nourriture ou des broutilles. Ils n'ont qu'une règle qu'ils enseignent à leurs enfants et qui leur est capitale :



"Diviser pour régner, voler pour mieux vivre et se méfier des autres pour survivre"

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# Posté le dimanche 24 août 2008 06:02
Modifié le mercredi 24 décembre 2008 04:29

Les salutations du jour

Les salutations du jour
Bonjour tout le monde ! Mais oui, ça ne fait pas longtemps qu'on s'est vu ! Comment allez vous ? J'espère que le prologue que j'ai concocté vous plaît ! Alors ici, c'est une petite rubrique pour expliquer ce qui a de nouveau à ce jour ! Apparemment, j'ai mis "salutations" donc ben...

Je salue ! Bonjour !

Alors une petite chose, je ne mettrai plus à chaque fois à la fin du chapitre "Vous avez aimé ? Vos impressions ? Vos com'z ? Zoubi x3". Vous êtes assez intelligents pour comprendre que c'est sur le chapitre qu'on lâche ses commentaires à propos, ici c'est pour bavasser ou bien pour redire que c'était bien.

Une chose. Oui toute mon histoire se passe au niveau international, donc oui, c'est le monde entier qui est coupé en cinq !

Voilà, bisoux tout le monde !

×Ana-chan (en force x3)
# Posté le mercredi 03 septembre 2008 08:02
Modifié le mercredi 24 décembre 2008 04:32

Les informations du jour

Les informations du jour
Il semblerait que je sois dans l'incapacité de mettre le chapitre un ce week-end ( qui d'ailleurs, touche à sa fin.) Cependant, je l'ai déjà écrit, enfin une partie, il est juste hors ligne et donc, pas visible ! Je vous demanderai d'être patients jusqu'au week-end prochain car comme tout le monde, moi aussi j'ai été victime du phénomène épidémique appelé "rentrée des classes". J'en suis d'ailleurs méchamment touchée. Stress pour les devoirs à faire et les fournitures à acheter, déprime de voir le week-end passer trop vite et la flemme de se lever acheter ses cours... Sans oublier la montagne de devoirs qui grossit jours après jours. ( Non, je ne suis pas un cancre xD ) Enfin bref, pourriez-vous attendre le week-end prochain ?
Merci de votre compréhension ,
×Ana-chan (En mode rentrée des classes)

Edit du 17 Septembre : Tous les chapitres arriveront le week-end (vendredi, samedi et dimanche) en semaine d'école et en période d'examens. Le rythme de parution pourra accélérer en période de vacances, si c'est le cas, je préciserai quel jour le chapitre arrivera ! Il se peut aussi qu'il y ait une exception et que le chapitre arrive en semaine !

×Ana-chan !


# Posté le jeudi 04 septembre 2008 04:36
Modifié le mercredi 24 décembre 2008 04:33

Chapitre 1 : Cerize

Chapitre 1 : Cerize
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-Debout !

Ah. Je vois. Encore cette charmante voix rauque qui vient me réveiller. Désolée, mais non, je suis bien sous mes couvertures et j'y reste. Et puis, pour une fois que je suis bien quelque part moi...

-Allez ! Je dois aller bosser et je n'ai pas le temps de jouer la nounou ! Debout !

Je pressai plus fort mes paupières l'une contre l'autre pour paraître profondément endormie, tout en ruminant mon monologue cérébral. "Rhoo, mais va-t-en ! Puisque je suis bien ! Si tu continues je vais vraiment finir par me réveiller !"

-D'accord, tu as gagné, je vais chercher ma mère, dit la voix dans un soupir d'exaspération.

J'ouvris soudainement les paupières comme si tout ce temps je ne dormais pas, et sortis de mon lit en moins de temps qu'il fallait à un Teck-Bot pour se réparer lui-même. L'homme à la voix rauque se retourna, un sourire victorieux et satisfait aux coins des lèvres. Je le fixai, le méprisant intensément du regard. Je pouvais aisément remarquer une étincelle de moquerie se refléter dans ses yeux marrons. Après tout c'était compréhensible, j'étais décoiffée, la vision tellement floue que je plissais les yeux comme les taupes en plein jour, mon grand T-shirt servant de pyjama était tout froissé et je crû que j'avais bavé car le gentil "réveil-man" venait de m'essuyer quelque chose au coin de la bouche.

-T'es vraiment un bébé toi ! Allez grouille, tu travailles toi aussi !
-Pourquoi je dois travailler ? J'ai demandé un jour de congé ! râlai-je.
-Parce que tu sais très bien qu'on a pas vraiment droit aux jours de congés, Cerize ! Maintenant grouille.

Je le regardai quitter la pièce, la colère bouillant en moi. Pourquoi avait-il fallu qu'il me réveille à - je lançai un coup d'oeil à l'horloge hologramme - 4h30 du matin ?! Le travail c'est le travail, d'accord, mais ça ne se fait pas. Bon, il faut à tout prix que j'arrête de ressasser des paroles intérieures tout le temps, sinon, je vais devenir folle comme le fût Tante Isabelle... Je me dirigeai donc vers l'étage d'en bas. Arrivée à l'escalier, j'agrippai avec la plus grande précaution la rampe rongée par les termites et descendis les marches grinçantes et poussiéreuses en silence. Le salon était en désordre, à peine éclairé, comme à son habitude. Mais que voulez-vous ? C'était le prix à payer pour vivre avec une vieille barbante et son fils unique de 17 ans, tout aussi barbant. En parlant du loup, le voilà qui apparut de derrière la porte de la cuisine qui s'avérait être une simple serviette décolorée suspendue à deux coins.

-Encore là ? marmonnai-je
-Heu... Ouais... Tu ne sais pas où j'ai mis la clef de mon aéro-scooter par hasard ? demanda-t-il sur un ton plus affirmatif qu'interrogateur, comme s'il était sûr que j'avais dérobé -par erreur- sa clef.
-Non, pas du tout. Dis tu sais où est Flora ?
-Il me semble qu'elle t'a déjà répété mille fois de...
-Elle est où, insistai-je.
-Dans la cuisine, mais ? Ma clef ?
-Je l'ai pas !

Et sur ses paroles décisives, je me dirigeai vers la cuisine. A l'instant où j'eus posé mes pieds nus sur le carrelage marron, une main m'agrippa l'épaule. Elle avait surgi de la pénombre mais je savais bien qui c'était.

-Bonjour ma petite chérie, comment vas-tu ? lança gaiement la voix.
-Je vais bien, merci Flora, dis-je en me dégageant.
-Rhoo voyons ! Je t'ai déjà répété mille fois de m'appeler grand-mère !
-Mais moi je ne veux pas, Flora, insistai-je.

Ce genre de conversation ne menait nul part. Je le savais. Depuis ma plus tendre enfance, cette... dame disons, m'avait recueilli et m'avait supplié de l'appeler grand-mère. Le truc, c'est qu'elle croyait que comme j'étais petite, je ne me souviendrais plus de rien et que je n'y prêterais pas d'attention. C'est vrai, à une époque je la croyais, mais maintenant j'avais 15 ans et ce n'était plus pareil.

-Il y a quelque chose à manger ? marmonnai-je pour changer de sujet.
-Oh ! Non désolée, tu sais comment est le pays ma chérie. Plus de nourriture pour les deux mois à venir, ils l'ont annoncé hier. Les champs ne donnent plus rien... Et dire que nous allons peut-être entrer en guerre avec Ona... soupira-t-elle.

Elle me sourit dans son soupir. Ce petit sourire qu'elle faisait toujours quand elle était désolée. Qui aurait résisté à une dame qui vous regardait comme ça ? Pas moi en tout cas. Je lui posai une main rassurante sur l'épaule en m'en retournai à l'étage. Je pris une douche rapide dans la bassine en métal, me séchai avec une loque crasseuse et m'habillai de mon habituel short beige, mon t-shirt rouge bordeaux et ma petite veste grise foncée à manche trois quart. J'agrippai ensuite la brosse à cheveux et attaquai ma touffe verte pâle. Oui j'ai les cheveux verts , et alors ? Quand j'eus assez brossé, j'attrapai mon élastique bordeaux et attachai mes cheveux en queue de cheval qui se termina en effleurant le sol. Puis, je me fixai un instant dans le miroir fissuré. J'avais une brûlure sur le visage, partant de la bouche et passant sur le côté gauche du menton. Puis une autre qui s'enroulait en spirale autour de mon bras gauche et puis bien sûr, il y en avait une autre dont je ne préférai pas parler. Je n'aimais pas mon corps. J'avais de petits seins, des bras musclés et un visage dur. Je ne ressemblai en rien à une fille, et mon look négligé n'arrangeait pas grand chose. Je déplaçai mon regard vers mes yeux noirs. Si on observait bien, on pouvait remarquer de la douceur en émaner.
Mais jusqu'à présent, j'avais été la seule à noter ce détail...A part Noah, mais lui, avec ses airs de beau gosse blond, il ne comptait pas... Je n'aimais pas mon corps, et ça m'énervait que je n'en connaisse pas le vrai passé. Ces brûlures, je ne savais pas d'où elles venaient et personne n'avait eu la gentillesse de me le révéler. J'expirai un coup et détachai ma vision du miroir pour le porter sur l'évier crème. Il y avait de la moisissure verte qui s'échappait du trou prévu pour l'écoulement des eaux. Je détournai encore les yeux et les posèrent sur mon bras. A mon poignet, il y avait encore un fragment de ma vie inconnue. Un bracelet épais en acier où l'on accroche des chaînes. Je quittai la pièce en râlant, persuadée que le destin s'était mis contre moi pour que je me pose des questions aujourd'hui ! Pendant ce temps, tout était redevenu calme au rez-de-chaussée. Noah devait sûrement être parti car je n'entendis pas son pas pressé et ne vit pas son aéro-scooter devant la maison. Je haussai les épaules et finis de m'apprêter. J'enroulai des bandages bruns autour de mes jambes, de la cheville jusqu'au dessus du genou, enfonçai mes pieds dans mes chaussures brunes en cuir déchiré et ouvertes à l'avant, et partis en lançant un chaleureux au revoir. Bizarrement, Flora ne me répondit pas. Je me dis qu'elle s'était peut-être endormie devant un feuilleton quelconque et je passai le seuil de la porte.

Ambiance♪


La chaleur étouffante de dehors me happa tout de suite. J'avais du mal respirer, mais ça allait. J'avais déjà connu bien pire. Je marchai dans les rues encore sombres. Les égouts fumaient une vapeur douteuse qu'il n'était sûrement pas bon de respirer. Quand je marche, j'imagine une musique dans ma tête. C'est comme si quelqu'un me hantait et la chantait pour moi. Grâce à ça, je me sens vivre et peu à peu, j'oublie que je suis ici, sur une Terre déjà morte. Mes pas ne m'appartiennent déjà plus. Je m'élève vers les toits plats des maisons. Je cours, non, je vole. Je suis libre sur une terre où ce mot est banni...

Why does it feel like night today
(Pourquoi on dirait la nuit aujourd'hui)
Something in here's not right today
(Quelque chose ici ne va pas aujourd'hui)
Why am I so uptight today
(Pourquoi suis-je tellement tendue aujourd'hui)
Paranoia's all I got left
(La paranoïa est tout ce que j'ai laissé)
I don't know what stressed me first
(Je ne sais pas ce qui me stress en premier)
or how the pressure was fed but
(ou comment la pression est nourrie)
I know just what it feels like
(Je sais juste comment c'est)
To have a voice in the back of my head
(D'avoir une voix derrière ma tête)
Like a face I hold inside
(Comme un visage que je tiens à l'interieur)
A face that awakes when I close my eyes
(Un visage qui se réveille quand je ferme les yeux)
Face that watches everytime I lie
(Visage qui me regarde chaque fois que je mens)
Face that laughs every time I fall
(Visage qui rigole chaque fois que je tombe)
And watches everything
(Et regarde tout)
So I know that when it's time to sink or swim
(Alors je sais quand il est temps de couler ou de nager)
The face inside is here in me right beneath my skin
(Le visage est en moi juste en dessous du mien)

Cette chanson me berce. Je me sens concernée. Aujourd'hui n'était pas un jour normal. Mais qu'est-ce qui était normal à notre époque ? Je me sentais comme paranoïaque, je me faisais du soucis pour rien. Je courrai pour m'échapper de ce jeu sans issu. Je courrai, courrai à en perdre haleine. La musique avait prit le contrôle de mon corps.

It's like I'm paranoid lookin' over my back
(C'est comme si j'étais un paranoïaque qui regarde derrière son dos)
It's like a whirlwind inside of my head
(C'est comme une tornade dans ma tête)
It's like I can't stop what I'm hearing within
(C'est comme si je ne pouvais pas arrêter ce que j'entend)
It's like a face inside is right beneath my skin
(C'est comme un visage en moi juste en dessous du mien)

La chanson s'interrompit brusquement, me laissant découvrir mon paysage de travail où une usine fumante et rouillée de partout semblait m'attendre à bras ouverts.

-Pour mieux refermer son étreinte sur moi comme un piège, marmonnai-je entre mes dents.

J'haletais puis détaillai le paysage un instant. De petits points blancs bougeaient au rythme métallique de l'usine. Je descendis de mon poste d'observation et me joignit à eux. Je n'étais pas tranquille, quelque chose, une force occulte disons, semblait vouloir me prévenir d'un danger. Etait-ce le visage de la chanson ? La voix derrière ma tête ? Je ne sus le dire mais quelque chose de grave allait se produire...

... La journée avait pourtant commencé normalement...

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Petite précision : Cerize fait parti du clan Terata.
# Posté le dimanche 07 septembre 2008 13:15
Modifié le mercredi 24 décembre 2008 05:01